« Anne-Catherine est soucieuse d'une facture colorée, vive, harmonieuse et finement travaillée. Elle commence à tâtons , doucement, avec du noir et du blanc, des ombres et des
contours. Elle appuie, trace , efface, cherche, et se retourne sur son travail , et peu à peu,
les traits dévoilent un monde de profondeur, comme une proposition de lecture sur
différents plans. Dans cette démarche, il faut choisir, se confronter, se perdre peut-
être, et se conquérir à nouveau. Elle envisage l'espace comme des vagues libres, d'une
nature sauvage. Les sédiments déposés jour après jour, ce sont ces traits de fusain, de
mine de plomb, qui dans un souffle délicat et puissant à la fois, n'en finissent pas de
modeler des volumes tournoyants. On croirait toucher le vent au creux du monde .
avec ce qu'il nous révèle de beau et de terrifiant, parce que tellement éphémère et inaccessible. »
Isabelle Milleret.